Linky, des compteurs sans dangers mais sous-exploités

Le Commissariat général de l’environnement et du développement durable (CGDD) publie son rapport sur les compteurs Linky.

Ce document, commandé en mai 2016 par Ségolène Royal, a notamment pour objectif de répondre aux interrogations des maires en matière de sécurité des personnes et des données.

Etabli par Bernard Flüry-Hérard et Jean-Pierre Dufay – ingénieurs généraux des ponts, des eaux et des forêts -, il se base sur l’audition d’un quarantaine d’acteurs parmi lesquels Enedis, l’Ademe, la Cnil, l’Anses et l’AMF.

 

De l’innocuité des compteurs

 

Sur le plan sanitaire

Les rapporteurs prennent acte des études menées par les instituts spécialisés, toutes concluant à l’innocuité des compteurs sur le plan sanitaire.

Ils critiquent sévèrement la « désinformation évidente de certains sites opposés à Linky » avec « une nette volonté de créer un sentiment d’inquiétude parmi le public ».

Des études qui gagneraient néanmoins à être effectuées « selon une méthodologie commune et acceptée par les acteurs ».

La protection des données

Les auteurs du rapport se montrent plutôt rassurants quant aux risques liés à la diffusion des données personnelles, estimant que les craintes relatives à la protection des données ne reposent sur aucun fait concret.

Les préconisations de la Cnil et les assurances, en matière de cryptage, prises par l’opérateur, seraient suffisantes, « compte tenu du niveau de risque. »

 

Informer et responsabiliser les consommateurs

De l’acceptabilité sociétale

Face aux refus d’installation de la part des citoyens, des délibérations défavorables des communes et des interrogations soulevées lors de réunions publiques locales, le rapport pointe un manque de communication et d’engagement de l’État.

Ces manifestations sont pourtant des signaux d’alertes dont il faut tenir compte. La mission préconise à cet effet une stratégie destinée à « faire passer un message clair » et à faire respecter sa politique énergétique.

Tous Consomm’acteurs

 

Les rapporteurs constatent enfin que les possibilités offertes par les compteurs en matière de maîtrise de l’énergie restent insuffisamment exploitées, se limitant trop souvent à l’utilisation du télérelevé.

Ils plaident en faveur de la généralisation d’outils innovants, qui permettraient aux consommateurs de percevoir l’intérêt de ces compteurs dits « intelligents » et d’agir directement sur leur consommation.

Cette démarche passerait notamment par la mise en place d’un affichage en temps réel de la consommation – en kWh et en euros – des ménages.

 

Consultez l’article publié par Maire info en cliquant ici

Téléchargez le rapport du CGDD en cliquant ici