Matinale du SIGERLy : pour des écoles plus “performantes”

A gauche, debout, Florence Mallein (SIGERLy),  les membres du comité technique :  Marine Simoes (Atelier Popcorn),  Philippe Vaufrey (bureau d’études eEgénie), Sarah Viricel (Tekhnê architectes). A droite, Pierre Abadie (président du SIGERLy) et l’équipe de Rillieux la Pape : Philippe de la Cruz et Clément Dandres (ville de Rillieux), Cédric Mey (AA Lyon) et  François Servant (Betrec Ingenierie)

La matinale du SIGERLy en novembre dernier a réuni à l’amphithéâtre de Communay plus de 60 personnes issues de collectivités, cabinets d’architectes et bureaux d’études pour décortiquer en séance des projets de réhabilitation performantes en site occupé d’écoles du territoire. Une visite de l’école maternelle fraichement rénovée a suivie.

Ainsi, 3 projets ont été présentés par leurs équipes devant un comité technique composé de professionnels :

  • les écoles maternelles de Couzon au Mont d’Or et Communay (réhabilitation terminée),
  • le groupe scolaire La Velette (en cours de conception) de Rillieux la Pape.

Les écoles sont des bâtiments “d’exception” : empreints d’une dimension affective intergénérationnelle et citoyenne symbolique, ces lieux d’apprentissage incarnent aussi une richesse patrimoniale à préserver. Souvent très anciens et qualifiés de « passoires énergétiques », ces bâtiments demandent des coûts d’entretien importants qui pèsent sur les budgets communaux. En effet, l’énergie est l’un des postes les plus onéreux au sein des établissements scolaires.

L’enjeu d’une réhabilitation performante est double voire triple : réaliser des économies d’énergie tout en améliorant le confort des élèves quelle que soit la saison, veiller à la qualité de l’air, mais aussi améliorer l’acoustique des écoles, dimension importante dans un environnement urbain, notamment à proximité de réseaux de transports comme une voie ferrée.

Le format de cette matinale, en mode revue de projets, organisée en partenariat avec VAD, Ville et aménagement durable, a permis de montrer l’importance de la phase de diagnostic, d’analyse des besoins et des usages, en concertation à tous les niveaux (professionnels, élus et usagers).

« Une réhabilitation de bâtiment doit être pensée et efficace pour une durée de 30 à 50 ans. Il est préférable de s’entourer de professionnels dès la conception du cahier des charges », rappelle Pierre Abadie, président du SIGERLy.

Pour chaque intention, il est conseillé de penser « bioclimatique » : à savoir réfléchir aux apports gratuits et à l’intégration du bâtiment dans l’urbain.

Le comité technique recommande notamment de situer le projet dans son environnement et ne pas oublier que le bâtiment est le vecteur entre le contexte (transition énergétique, économies d’énergie, préservation de l’environnement…) et les usagers. Il est indispensable de les intégrer, et de les solliciter dès sa conception jusqu’à l’utilisation du bâtiment après sa livraison.

Enfin, un projet de rénovation performante peut être aussi un moyen de « montrer l’exemple » : les élèves mais aussi leurs parents peuvent se rendre compte des bienfaits de la rénovation énergétique (et des usages qu’elle initie), et, pourquoi pas, s’en inspirer pour leur propre domicile !

Une prochaine matinale concernant la réhabilitation des gymnases sera organisée courant 2019 sur le même principe. Si votre commune souhaite participer et présenter un projet, rapprochez-vous de Florence Mallein (prenom.nom@sigerly.fr), responsable du service CEP du SIGERLy.

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