Disparition programmée des ballons fluos : plus que 7% pour le SIGERLy

Eclairer juste et maîtriser ses consommations d’énergie en éclairage public sont devenus incontestablement une nécessité pour les communes dans un contexte où le prix de l’énergie ne cesse d’augmenter (+ de 90% en 6 ans) et la chasse au gaspillage énergétique est omniprésente.

 

Les lois Grenelle encadrent fermement les émissions de lumières artificielles en incitant les communes à prendre leurs dispositions, « sans compromettre les objectifs de sécurité publique », pour contribuer à la protection de l’environnement, à la diminution de la pollution lumineuse et des émissions de gaz à effet de serre.

L’éclairage public français est globalement vétuste avec environ 45% de luminaires en service qui ont plus de 25 ans. Pour inciter les communes à rénover et améliorer l’efficacité énergétique de leurs installations plus rapidement, une directive européenne, datant de mars 2009, a interdit à la vente à compter d’avril 2015, les ballons fluos, jugés inefficaces, énergivores et générant trop de nuisances lumineuses.

Selon l’AFE (Association Française de l’Eclairage), cette perspective devrait permettre de générer 800 GWh d’économie par an soit la consommation annuelle d’électricité de 300 000 ménages (hors chauffage et eau chaude) et à terme, diviser au moins par deux la part de l’éclairage public dans la consommation d’électricité.

Aujourd’hui, sur les 9 millions de points lumineux composant le parc éclairage public français, 3 millions sont encore équipés de ballons fluos soit plus de 33 % à remplacer.

 

 

Le SIGERLy a su anticiper cette mesure sur son territoire (pour les 34 communes adhérentes à la compétence éclairage public) en remplaçant progressivement, via les PPI (Plan Pluriannuel d’Investissement), cette source lumineuse par des luminaires répondant aux exigences environnementales d’efficacité énergétique.

En 2014, sur les 39 101 points lumineux, 6,7 % sont toujours équipés de ballons fluos contre 35% en 2008. Plus précisément, 2 communes sont à moins d’1% de leur parc et parmi celles qui ont le pourcentage le plus élevé, cela n’équivaut qu’à la moitié de la moyenne nationale. Autre précision, pour certains lotissements, le SIGERLy ne s’occupe que de l’achat d’énergies, et par conséquent, n’a pas la main pour intervenir directement sur les luminaires qui sont, pour la plupart, équipés de ballons fluos.

Il faut savoir qu’en raison de contraintes essentiellement techniques, 1 lampe à vapeur de mercure (Ballon Fluo) ne peut pas être remplacée par une autre source lumineuse. Le dépannage est par conséquent impossible et le changement de la lanterne complète est inévitable.

Pour les communes les plus impactées, »l’effort d’éradication » de ces sources va se poursuivre avec, par exemple, l’élaboration de nouveaux PPI sur 5 ans allant jusqu’en 2020.

Chiffres clés (source AFE)

Pour les collectivités, l’éclairage public représente :

  • 16% de la consommation énergétique totale des communes,
  • 17% de leurs dépenses (budget de la commune),
  • 41% de leur facture électrique,
  • 85 000 tonnes de CO2 émis par an,
  • 5,6 TWh de consommation annuelle soit 1,2% de la consommation française d’électricité.