Couzon-au-Mont-d’Or

Rencontre avec Karine Lucas, maire de cette commune de 2 600 habitants située sur la rive droite de la Saône.

 

Écoles maternelle et élémentaire, salle des fêtes, Mairie, l’agence postale communale… de nombreux bâtiments publics ont bénéficié de rénovation thermique ces dernières années à Couzon-au-Mont-d’Or…

Nous avons effectivement beaucoup investi pour rendre notre patrimoine communal plus performant et confortable pour ses usagers. Nous devons bien sûr composer avec le coût de ces travaux mais aussi avec le fait que de nombreux bâtiments publics de la commune sont situés en zone classée, ce qui empêche par exemple de réaliser des isolations par l’extérieur. Mais nous poursuivons notre ambition de transition énergétique, avec notamment le renouvellement du système de chauffage de la mairie cet été en lien avec le SIGERLy, mais aussi la volonté de rénover notre Salle d’animation rurale sur le mandat.

 

En quoi pourrait consister cette rénovation ?

La SARCette salle, occupée par différentes associations, ne propose pas un confort d’usage satisfaisant. Nous avons déjà procédé au changement de fenêtres récemment, mais nous souhaitons aller plus loin. Nous avons sollicité le SIGERLy pour mener des études et identifier quels travaux seraient nécessaires pour améliorer le confort thermique et la performance énergétique du bâtiment. Nous comptons également sur le syndicat pour nous appuyer dans notre recherche de subventions ainsi que sur la potentielle solarisation du toit de la salle.

Côté énergies renouvelables justement, vous avez des projets ?

Nous avons travaillé sur ce sujet et identifié les zones propices à leur déploiement sur notre territoire. En plus de l’énergie solaire, nous allons très prochainement nous appuyer sur l’énergie hydraulique, car nous avons la chance de compter une centrale hydroélectrique à Couzon-au-Mont-d’Or.

L’énergie produite par cette centrale va alimenter une boucle d’autoconsommation, que nos bâtiments publics vont intégrer dès cet été. Nous maintiendrons néanmoins notre présence au sein des groupements d’achats du SIGERLy pour assurer le complément en matière de fourniture énergétique.

 

Votre commune compte un peu moins de 800 points lumineux. Quelle est votre politique en matière d’éclairage public ?

© Lucas Frangella

Nous souhaitons le rendre le moins énergivore possible. Pour cela, nous actionnons deux leviers. Tout d’abord, le passage en led progressif de notre parc (56 % aujourd’hui). Cette technologie peu consommatrice est également modulable, ce qui nous permet d’abaisser la luminosité la nuit sans pour autant éteindre complètement.

Ensuite, pour les points lumineux que nous n’avons pas rénovés et qui se trouvent sur des axes peu fréquentés, nous éteignons en cœur de nuit. Ce n’est cependant pas plébiscité parmi nos habitants, donc l’objectif est d’accélérer sur le passage en led. Nous profitons déjà de chaque dissimulation des réseaux pour renouveler l’éclairage public.

A noter : un SDAL (Schéma directeur d’aménagement lumière) est en cours de réalisation à Couzon-au-Mont-d’Or.

 

Une dissimulation des réseaux d’envergure s’est d’ailleurs achevée cette année, rue Paupière…

Oui, et nous allons poursuivre sur notre lancée avec la rue Jarnieux très prochainement. Enfouir les réseaux aériens implique pour nous des enjeux esthétiques mais aussi sécuritaires. La disparition des poteaux qui soutiennent les réseaux s’accompagne de requalification de nos rues, que nous souhaitons plus apaisées et sures, quelque soit le type de mobilité.

Rue Rochon après la dissimulation des réseaux aériens

Un mot pour conclure sur le SIGERLy ?

Son aide est très précieuse, car nous ne disposons pas de ses expertises en interne ! Je souligne également que l’accompagnement humain prodigué par les équipes est très apprécié chez nous.

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