Interview de Gaylor

Nous donnons régulièrement la parole à un agent du SIGERLy pour mieux faire connaître les métiers qui composent notre syndicat. Nous avons cette fois-ci interrogé Gaylor, Conseiller de gestion et responsable qualité, arrivé en 2025 au SIGERLy.

 

Peux-tu te présenter et nous décrire ton poste au SIGERLy ?

Mon poste se décline en deux volets complémentaires. D’un côté, le contrôle de gestion : il s’agit de faire parler les chiffres, de construire des outils de pilotage qui permettent d’analyser l’activité du syndicat et de comprendre comment ses ressources sont utilisées. De l’autre, la qualité : accompagner l’amélioration des processus internes, identifier ce qui peut être optimisé et contribuer à mettre en place des outils de suivi adaptés à nos besoins.

En quelque sorte, je suis là pour relier les points — entre les différents services, entre les données et la réalité de terrain, entre ce qu’on fait, souhaiterait et pourrait faire mieux.

 

Quel est ton parcours avant d’arriver au SIGERLy ?

Mon parcours est un peu atypique. J’ai d’abord été attiré par l’histoire — j’adore ça — avant de m’orienter vers l’IAE Lyon, où j’ai obtenu un master en finance avec une spécialisation en audit des organisations. À première vue, c’est un grand écart. Mais en réalité, la méthode est la même : analyser, interroger les sources, comprendre le contexte avant de tirer des conclusions.

J’ai débuté ma carrière dans le secteur du logement social, à l’OPAC du Rhône, sur un poste de contrôleur interne. J’y suis restée quatre ans, parce que les sujets étaient variés et stimulants. J’ai ensuite rejoint un cabinet de conseil spécialisé dans le secteur pour élargir ma vision. Cette expérience a été très riche sur le fond, mais exigeante humainement. Puis un ami m’a parlé du SIGERLy et d’un poste correspondant à mes compétences qui était ouvert. J’ai postulé et me voilà !

 

Qu’est-ce qui t’a attiré vers le SIGERLy en particulier ?

J’avais depuis plusieurs années à cœur d’aligner mon travail avec les enjeux énergies de la transition. Le tout en étant très attaché à la notion d’utilité publique. Enfin, je souhaitais réintégrer une structure en interne pour porter entièrement les projets avec les équipes. Ce que ne permet pas le conseil externe. On m’a ensuite parlé des conditions et du cadre de travail.
Je n’ai pas hésité trop longtemps (même si je confesse qu’honnêtement je n’étais pas pressé) !

 

Concrètement, sur quoi travailles-tu en ce moment ?

Sur le volet contrôle de gestion et comptabilité analytique, je construis un modèle d’analyse systémique, ce qui rompt avec la façon dont nous procédions auparavant où les analyses étaient réalisées au coup par coup. L’enjeu, c’est de passer d’une lecture purement comptable à une vision de l’activité : comprendre ce que coûtent réellement nos différentes missions, identifier les ressources mobilisées, modéliser notre fonctionnement économique. C’est un travail de fond, mais qui est structurant pour les années à venir.

Sur le volet qualité, je m’appuie notamment sur les projets informatiques comme celui très attendu par les équipes : la mise en place d’un outil de gestion des affaires SINEO. L’implémentation de solutions informatiques est un catalyseur de mes deux rôles : c’est idéal pour retravailler les processus métiers en profondeur, cela permet d’intégrer le suivi financier au fil de l’eau et de faire évoluer les pratiques progressivement. Je coordonne ce projet en lien avec toutes les directions concernées.

 

Comment décrirais-tu ta façon de travailler ?

Je travaille beaucoup en transversalité. Je suis obligé de dialoguer avec tout le monde — les agents de terrain, la direction, la comptabilité, l’informatique — et c’est précisément ce que j’aime. Ça m’oblige à comprendre les enjeux de chacun avant de proposer quoi que ce soit.

J’ai aussi une approche très critique, au bon sens du terme, au sens de l’examen, de l’interrogation. Le contrôle de gestion, comme l’histoire d’ailleurs, c’est avant tout une science critique : on ne prend pas les chiffres pour argent comptant, on les interroge, on cherche ce qu’ils disent vraiment. Ce regard analytique, je l’applique à tout ce que je touche.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

Les sujets que tout le monde a remis à plus tard à regret. C’est souvent sur ces dossiers-là qu’on peut apporter le plus de valeur. Il y a quelque chose de très satisfaisant à démêler ce qui semble inextricable, à trouver les liens que personne n’avait encore faits, et à remettre le collectif en mouvement.

Ce qui me motive profondément, c’est que l’organisation fonctionne de la meilleure façon possible, que les gens puissent travailler dans de bonnes conditions tout en servant au mieux les missions du syndicat. C’est ça, l’intérêt général, et c’est ce qui donne du sens à ce que je fais au quotidien.

 

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